TOP : LES RESTAURANTS DE GÉRALDINE MARTENS

Géraldine Martens, 24 ans, a toujours été fascinée par la Gastronomie. Ses parents, des épicuriens, lui ont inculquée très tôt les valeurs de bien manger. C’est ainsi qu’elle se développe une passion pour la photographie des mets préparés par sa famille et elle-même. Mais c’est lors d’une semaine de stage en pâtisserie au restaurant gastronomique de l’Hôtel Le Chabichou (Courchevel) que son amour pour la Gastronomie a éclos au grand jour. Notre photographe a saisi derrière son objectif tous les instants qu’elle pu. Conquise par cette intensité elle a voulu recommencer et c’est un pari gagné puisque vous la retrouverez cette semaine au Festival Taste of Paris.

  © Arthur Chiapello

© Arthur Chiapello

Nous sommes heureux de vous partager les trois adresses préférées de Géraldine Martens cette semaine sur #onvaoucesoir, alors prêts à les découvrir ? 

  ©Arthur Chiapello

©Arthur Chiapello

1. MASSALE €

Outre le fait qu’il appartienne à mon copain, Massale réunit tout ce que j’aime et ce que j’attend d’un restaurant pour le définir comme « mon préféré ». Il est ouvert du lundi au vendredi, midi et soir avec une formule déjeuner imbattable.

Pour 22€, on mange à sa faim (entrée, plat, dessert) des produits simples, frais, locaux et de saison, et travaillés comme il faut. Le soir, la carte s’étoffe et les produits sont plus nobles. L’addition est plus élevée et à très juste titre : on se fait plaisir en dégustant de très bons produits. 

Le chef (Marlo Snellman, finlandais d’origine, ex-Frenchie) est vraiment doué ; ses cuissons et ses jus sont parfaits. J’ai encore en tête cette volaille en deux cuissons, la chair était tellement fondante et la peau croustillante à souhait, c’était dingue. Sa cuisine est très identitaire. De plus, il a réussi mon dessert préféré : la ganache au chocolat noir. La sienne avait du caractère et beaucoup de rondeur à la fois. Sa texture était incroyable. Il l’avait nappée d’un caramel au romarin, d’un peu de fleur de sel et d’un début de pralin (noisettes concassées caramélisées). Rien que d’en parler, ça réveille ma gourmandise. Avouez, vous aussi.

La valeur ajoutée de Massale c’est que le samedi soir, il se transforme en bar à vins et propose quelques petites assiettes à partager – ce format est super malin. Il met en avant la sublime cave qui se trouve d’ailleurs en dessous de la salle, visible grâce au monte-charge vitré. Mon copain et son associé (respectivement Arthur Chiapello et Thomas Chapelle) sont de grands passionnés de vin et l’expliquent vraiment bien. Ils ont une démarche de sélection que j’admire profondément. Les vins qu’ils proposent sont fabriqués par des vignerons passionnés, respectueux de la nature ; donc pas de produits chimiques dans les vignes. On boit chez Massale que du jus de raisin fermenté, c’est aussi simple que ça. Elle est pas belle la vie !

Et si on élargit le spectre de l’assiette et de la bouteille, il y a le restaurant en lui même, son ambiance et son atmosphère – on s’y sent vraiment bien. Je recommande à tous fins gourmets de tester ces trois ambiances différentes du midi, soir et samedi soir. Et il y a de fortes chances que vous m’y croiserait le samedi soir.

Comment s'y rendre : 5 rue Guillaume Bertrand 75011 Paris


2. BOTANIQUE

J’ai une affection toute particulière pour ce restaurant et pour ceux qui le font vivre. Botanique, c’est deux ambiance différentes, deux restaurants en un autrement dit. L’ambiance bistrot à la carte en bas, l’ambiance gastro à l’étage avec menu dégustation en plusieurs services. Même si le style de cuisine est différent d’un étage à l’autre, la rigueur est la même dans l’assiette et dans le service. Ça, c’est remarquable – mais ce n’est pas le pourquoi il fait partie de mes restaurants préférés.

Quand je vais chez Botanique, j’y vais généralement seule. Souvent même sans avoir réservé, ou sans même l’avoir décidé le matin même. Je m’y rends « comme ça », lorsque j’en ai besoin, parce que j’ai besoin de ressentir cette âme, de voir ces visages doux et souriants. Botanique, c’est un peu comme ma deuxième maison ; j’ai ma place au comptoir, mon ami Alexandre en face de moi qui me sert toujours le petit verre qui va me faire du bien (souvent, un très bon blanc alsacien) et Sugio en cuisine qui sait exactement ce que j’aime le plus de sa carte (le pâté en croute, la salade de bulots). Ce tout fait que Botanique fait partie de mes restaurants chouchous. Evidemment pas tout le monde vit Botanique de cette façon, mais je le recommande à tous ceux qui aiment la bonne cuisine généreuse et raffinée à la fois (Sugio est un as !) et pour tous ceux qui ont la tchatche quand il s’agit de pinard.

Comment s'y rendre : 75 rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris
 

3. LES 3 AVANTS-COMPTOIR par Yves Camdeborde €

Je suis du 6ème arrondissement est fière de l’être puisque j’habite à quelques minutes à pieds du Carrefour de l’Odéon, aka le Carrefour d’Yves Camdeborde. Tout le monde le connaît, plus besoin de le présenter, Yves Camdoborde est le précurseur de la bistronomie. Je ne vais pas m’étaler sur sa vie, son œuvre.

Il est à l’origine de ce que tout le monde aime et souhaite : s’accouder au comptoir, venir même seul, boire un bon canon en grignotant quelques assiettes à partager. Ne surtout pas dire « tapas », d’ailleurs on est en France bordel donc « hors-d’œuvres ». Je suis une grande habituée de son Avant-Comptoir et j’ai vu naître les deux petits frères : L’Avant-Comptoir de la Mer et L’Avant-Comptoir du Marché. C’est très simple, je m’y rends au moins une fois par semaine, au moins. Le dimanche, avec mon copain, on fait les trois dans la même soirée. Oui oui, les trois le même soir, c’est tellement plus jovial. Aux Avants-Comptoir, on y mange bien, c’est canaille, on y boit bien et on y retrouve toujours des copains. Avec une amie qui habite à 100 mètres de chez moi, quand on se dit « drink ? » (elle est américaine), on s’y dirige naturellement, comme si nos jambes nous dirigeaient et pourtant on se dit parfois « faudrait quand même essayer d’autres endroits ». No way. Yves Camdeborde a tout compris, alors pourquoi aller voir ailleurs si j’y suis ?

Comment s'y rendre : 
L’Avant-Comptoir de la Terre, L’Avant-Comptoir de la Mer – Carrefour de l’Odéon
L’Avant-Comptoir du Marché – Place du Marché Saint-Germain